Serotonin: The Happy Hormone Produced In Our Gut 

La sérotonine : l’hormone du bonheur produite dans l’intestin

Desiree Nielsen
On

Notre système nerveux est l’ultime superordinateur humain ; il peut évaluer une énorme quantité de renseignements provenant de diverses parties de votre corps tout en envoyant des directives précises et ciblées qui dirigent les fonctions et les réponses de votre corps à son environnement. Il sait que vous vous êtes brûlé le doigt avant que vous ne soyez entièrement en mesure de comprendre ce qui s’est passé. De même, bien que vous ne pensiez peut-être pas activement à ce qui se produit dans votre tube digestif pendant que vous mangez votre repas, votre système nerveux coordonne un processus complexe qui est essentiel à votre santé et à votre bien-être général.

Votre cerveau et votre intestin communiquent constamment et sont reliés par une autoroute d’information appelée le nerf vague. Compte tenu du fait que l’ensemble de votre corps se fie à votre cerveau pour son fonctionnement de base, vous pourriez être étonnés d’apprendre qu’une quantité beaucoup plus grande d’information parvient au cerveau depuis l’intestin que l’inverse! Si vous avez déjà entendu l’expression « deuxième cerveau » pour désigner l’intestin, il y a une bonne raison qui explique cela : le nombre de nerfs présents dans votre intestin dépasse le nombre de ceux dans votre moelle épinière.

En fait, notre intestin peut fonctionner de façon semi-indépendante du cerveau par le biais de divers circuits réflexes qui contrôlent ses mouvements, ses sécrétions et la dilatation de ses vaisseaux qui sont nécessaires à l’absorption des nutriments dans la circulation sanguine1. Vous pouvez comparer vos cellules nerveuses, les neurones, à du matériel informatique et les neurotransmetteurs, aux logiciels de ce superordinateur. Les différents neurotransmetteurs ont divers effets sur les neurones en aval ; la sérotonine, le neurotransmetteur le plus connu, est réputée contrôler les messages liés au bien-être, à la satisfaction, à la satiété, à l’anxiété et à la peur dans l’ensemble du système nerveux.

L’hormone du bien-être

La sérotonine, souvent appelée l’« hormone du bien-être », agit à la fois en tant qu’hormone et neurotransmetteur dans notre corps. L’humeur maussade, la dépression, l’anxiété et même l’autisme sont associés à des taux de sérotonine modifiés. En raison de son importance pour le bien-être mental, vous pourriez vous attendre à ce que le cerveau contienne les taux les plus élevés de sérotonine, mais ce n’est pas le cas. En fait, l’intestin contient la grande majorité de la sérotonine dans votre corps1,2. La sérotonine, ou 5-hydroxytryptamine, est produite par les cellules entérochomaffines qui tapissent le tube digestif1,2.

En tenant compte du fait que notre intestin représente le principal site de production de sérotonine, la capacité de la sérotonine produite dans l’intestin d’avoir une incidence sur le bien-être mental est un sujet d’actualité, tout comme le rôle que les bactéries intestinales jouent dans la régularisation de ladite production. Nous croyons à l’heure actuelle que celles-ci peuvent, directement et indirectement, influencer les taux de sérotonine. On a démontré en laboratoire que certaines bactéries intestinales produisent leur propre sérotonine5 ; cependant, elles peuvent en outre interagir avec le système nerveux pour modifier sa production de neurotransmetteurs2. Vous vous souvenez des cellules entérochomaffines dont nous venons de parler? Elles peuvent répondre à des stimulus chimiques ou mécaniques dans l’intestin, l’endroit où vos bactéries intestinales entrent en scène. Voici un exemple extrême : si vous mangiez un aliment contaminé par la dangereuse bactérie E.coli, les cellules entérochomaffines libéreraient un flux de sérotonine pour vous faire expulser le contenu de votre intestin pour aider votre corps à se débarrasser de la bactérie.

De l’autre côté du spectre, les bonnes bactéries produisent des acides gras à chaîne courte, comme le butyrate, qui peuvent influencer la production de sérotonine dans les cellules entérochomaffines4. Les bactéries peuvent en outre modifier les concentrations de tryptophane, qui est l’acide aminé constituant la composante de base de la production de sérotonine4.

Ni trop, ni pas assez

Comme c’est le cas pour de nombreuses fonctions du corps, il semble y avoir un taux optimal de production de sérotonine pour assurer une bonne santé. Le même transporteur (transporteur sélectif de la recapture de la sérotonine ou SERT), qui achemine la sérotonine vers les tissus du cerveau se retrouve également dans les cellules intestinales1.

La sérotonine libérée dans l’intestin a de nombreux effets localement, notamment la régularisation du péristaltisme; il s’agit du mouvement rythmique normal des muscles intestinaux qui contribue au déplacement du contenu dans l’ensemble du tube digestif1,3. La sérotonine régularise en outre les sécrétions digestives ainsi que la perception de la douleur ou les nausées. La production excessive de sérotonine, comme dans le cas d’intoxications alimentaires, peut causer d’importants troubles gastro-intestinaux.

Dans le cas du syndrome du côlon irritable, la sensibilité accrue à la douleur et le mouvement modifié de l’intestin prouve que la sérotonine entre en jeu. Toujours en lien avec le SCI, on a en outre constaté des changements tant dans le taux de la sérotonine en circulation que dans les taux de SERT, mais il reste encore tant de questions sans réponse1,3. D’autres recherches ont démontré que la douleur et l’hypersensibilité attribuables au SCI semblent se transmettre à d’autres animaux par voie fécale, suggérant un lien microbien5.

La dépression est attribuable à une production de sérotonine inférieure à la normale ; une classe courante d’antidépresseurs appelée inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine, ou ISRS, agit en augmentant la production de sérotonine entre les neurones2. Cependant, ils sont reconnus pour entraîner des effets secondaires gastro-intestinaux. Pour cette raison, des études se sont penchées sur l’utilisation de ces médicaments pour traiter le SCI ; toutefois, on a constaté seulement des résultats mitigés3,4.

Probiotiques et sérotonine

Des recherches ont établi des liens entre les micro-organismes intestinaux, la fonction digestive et le bien-être mental6,7. Chez les gens qui souffrent du syndrome du côlon irritable, nous avons tendance à observer des taux de souches de Lactobacillus plus faibles que chez les personnes en santé3, alors qu’une étude a révélé que la prise d’un probiotique contenant des souches de Lactobacillus acidophilus améliore l’hypersensibilité5. La prise d’un probiotique contenant des souches de Lactobacillus, comme Bio-K+, peut aider à régulariser et à rétablir une communauté de bactéries Lactobacilli saines dans l’intestin et à améliorer le bien-être digestif.

De plus, les produits finaux de la fermentation des souches de Lactobacillus augmentent l’expression des SERT, ce qui est important pour la régularisation des taux de sérotonine dans l’intestin3. Bon nombre des marqueurs de dépression sont en outre reconnus pour être modifiés par les micro-organismes intestinaux4. Les probiotiques se sont avérés efficaces pour favoriser une humeur saine et une étude a même démontré qu’ils étaient plus efficaces que les antidépresseurs courants, bien que la recherche en soit encore aux premiers stades7. Pour cette raison, un probiotique dont l’efficacité est éprouvée en clinique comme Bio-K+ constitue l’une des principales stratégies pour recouvrer sa santé, ainsi qu’une alimentation saine riche en végétaux pour alimenter un lien sain entre l’intestin et le cerveau.

L’axe intestin-cerveau

La santé de notre cerveau et de notre tube digestif est inextricablement liée ; la fonction de l’un affecte grandement celle de l’autre. Nos pensées peuvent avoir une incidence importante sur notre fonction digestive : la nervosité peut nous donner des papillons dans le ventre et un stress quotidien important peut déclencher des poussées du SCI5, de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse. Pourtant, notre bien-être mental est dicté de façon similaire par notre bien-être digestif. Les personnes souffrant du syndrome du côlon irritable ont tendance à présenter des taux de maladie mentale beaucoup plus élevés4. Par exemple, une étude ayant donné des résultats fascinants s’est penchée sur le lien entre la dépression, l’anxiété et le syndrome du côlon irritable6. Les sujets faisaient partie de l’un des deux groupes suivants : ceux ayant d’abord reçu un diagnostic de SCI ou ceux ayant reçu un diagnostic d’anxiété ou de dépression. Les sujets ont ensuite été suivis pendant 12 mois pour voir ce qui allait se passer. Au cours de l’année suivante, la probabilité qu’une personne atteinte du SCI reçoive un diagnostic de dépression ou d’anxiété était considérablement plus élevée que pour une personne qui ne souffrait pas du SCI et il était également beaucoup plus probable qu’une personne souffrant de dépression ou d’anxiété fasse l’objet d’un diagnostic du SCI6. Pour environ les deux tiers des participants à cette étude, des troubles intestinaux ont été observés en premier lieu.

Comme vous pouvez le constater, le fait d’alimenter un lien solide entre l’intestin et le cerveau signifie d’adopter une approche holistique du bien-être qui ne fait pas abstraction du fait que les bactéries doivent jouer un rôle dans la régularisation de la fonction des systèmes digestif et nerveux. La prise de mesures pour gérer le stress, faire de l’exercice et adopter une alimentation saine remplie de végétaux, jumelée à la prise quotidienne d’un probiotique, vous aidera à avoir un esprit et un corps plus sains et plus résilients.

Si vous avez des questions sur la sérotonine ou la santé du microbiome intestinal, posez-les en commentaires ci-dessous. Rejoignez notre communauté pour plus de conseils santé. Pour faire le plein de produits Bio-K+, cliquez ici. Communiquez avec nous ou suivez-nous sur Facebook et Instagram.

Références

1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4048923/

2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4728667/

3. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5037082/

4. https://www.nature.com/articles/mp201650

5. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4202342/

6. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/apt.13738

7. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4997396/


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